Racquinghem


Cette commune de 573 km² est située le long de la RN 43 Arras – Saint-Omer, elle est d’ailleurs divisée par cet axe de communication. Située à 7 km d’Aire sur la Lys et à 12 km de Saint-Omer, Racquinghem partage sa frontière avec Wardrecques au nord, Quiestède à l’ouest, Roquetoire et Wittes au sud et Blaringhem à l’est.

La commune compte six hameaux : Pont d'Asquin, Belle Croix, Le coin d'en bas, Beaumont, Les Bruyères, La Pierre.

Quelques noms de lieux-dits ou de rues peuvent attirer l’attention. Par exemple, les quartiers des bruyères et des genêts doivent leur nom au fait que l’acidité du sol rendait autrefois possible la pousse de ces plantes. « La Belle Croix » désignait le nom du carrefour au nord de la commune qui avait la forme parfaite d’une croix avant l’installation d’un giratoire. Enfin, « la Cressonnière » désigne un lieu d’exploitation du cresson qui n’est plus actif aujourd’hui.

L'histoire de la commune

Racquinghem est un mot d’origine germanique qui indique le nom d’un grand centre. « Racqing » désigne le nom du propriétaire et le suffixe « hem » veut dire manoir clos de haies ou village. On rencontre ce nom sous différentes orthographes depuis 871 (Rakingem, Racquighuem, Rakingehem).

Le village de Racquinghem s’est construit autour de la voie romaine (aujourd’hui la RN 43). Cette voie appelée la « rue royale », était empruntée par les Romains installés sur le mont de Cassel. Les premières maisons semblent s’être implantées le long de cet axe de communication. Le centre était situé au niveau de la rue de la pierre et du plateau des bruyères.

De 880 à 1713, Racquinghem fut victime de nombreux sièges et destructions de la part des envahisseurs aux multiples nationalités : les Normands, les Pays – Bas, les Français et les Espagnols. Le village ne retrouva sa tranquillité qu’en 1713, après le traité d’Utrecht qui le fit redevenir définitivement français.

Aujourd’hui Racquinghem compte 2 377 habitants et a gardé son caractère rural.

Le patrimoine naturel

Racquinghem fait également partie des communes traversées par la Méridienne, cette ligne qui part de Dunkerque et qui rejoint Barcelone en Espagne. Dans le Nord, 43 communes sont concernées par cet axe matérialisé par des arbres. Le 14 juillet 2000, toutes les communes ont organisé des manifestations en l’honneur de la Méridienne.

A Racquinghem, une grande fête a réuni plus de 10 000 personnes qui ont pu assister notamment à un envol de pigeons et à l’inauguration d’une statue réalisée par les étudiants de l’école d’éducateurs de Saint-Omer.

A noter : Racquinghem est la commune la plus rurale de la CCPA.

Fêtes et traditions

la Cavalcade

Elle est célébrée depuis 1977 chaque deuxième dimanche de septembre. A l’origine, elle ne comptait qu’un manège installé le long de la RN 43.

Lors du transfert de la mairie dans les locaux actuels (l’ancien presbytère), un parking a été créé, ce qui a permis à d’autres manèges de venir s’installer. Depuis, la fête n’a cessé de prendre de l’ampleur. Au cours de la Cavalcade, de nombreux chars fleuris en papier crépon défilent. Long de 3 à 5 Km, le défilé compte environ une trentaine de chars. Ils sont décorés par le Comité des fêtes et chaque association le décore selon le thème de son choix.

Des fanfares et des majorettes défilent aux côtés des chars. La Cavalcade accueille également des groupes venus de Belgique et des Pays – Bas. La Cavalcade de Racquinghem bénéficie désormais d’une renommée importante.

Hugo, le géant de Racquinghem


Le géant Hugo le tuilier a été inauguré en 2000, il est sorti dans les rues pour la première fois lors de la 24e Cavalcade. Ce personnage a été construit à partir de fer à béton tronçonné, soudé et couvert de grillage par des bénévoles. Quant aux bras, au visage et au costume, ils ont été élaborés par un sculpteur.

La légende de Hugo provient des tuileries mécaniques de Wardrecques :
« Alors qu’il était très jeune, dans les années 1900, Hugo découvrit dans le sous-sol de Blaringhem une mine d’argile bleue. A l’époque, la terre était amenée à l’usine par des chevaux boulonnais. La terre, mélangée au sable puis reposée, façonnée en tuile et enfin cuite, ne ressortait que 2 ans plus tard. Hugo était chargé de les sonner pour détecter une fissure ou un fossile. Les tuiles étaient alors chargées manuellement dans les péniches et les wagons, calées avec de la paille.En 1944, à la fin de la guerre, l’usine fut entièrement détruite par un incendie et Hugo dut déménager sur Racquinghem dans une nouvelle usine. La terre était toujours acheminée par les chevaux mais très rapidement une ligne de chemin de fer fit son apparition.»


Les Monuments

L’église Notre Dame

La toute première église datait du XIe siècle, elle était couverte de chaume. En très mauvais état au XVIe siècle, elle fut amputée de son clocher au XVIIe siècle. Lors de la Révolution, le mobilier est vendu, seuls quelques objets sont conservés.

En 1870, des travaux de reconstruction sont entrepris, de nouvelles fondations sont creusées. On pose de nouveaux vitraux et un nouveau maître-autel est placé en 1872. En 1881, l’ancienne cloche est refondue et augmentée de poids (de 242kg à 822kg). Elle adopte un nouveau nom, celui de Caroline – Eugénie à la place de Marie – Léontine. Les travaux sont achevés en 1884.

Le château de Bambecq

Il existait autrefois sous l’Ancien Régime 19 domaines seigneuriaux d’importance variable sur le territoire de Racquinghem : Bambecq, Becqe Gédon, Coubronne, Estrasselles, Froideval, Gapalme, Heuchin, Istelin, la Clite, la Couture, la Cressonnière, la Pierre, l’Escouart, Morianne, Motte, Pisseleu, Plachette, Racqinghem et Rasion.

Parmi ces fiefs, un seul château a subsisté, il s’agit du château de la seigneurie de Bambecq. Il est acheté par Jean de Bambecq en 1427. Mais l’édifice a été appelé bien plus tardivement du nom de la famille propriétaire, il ne portait aucun nom auparavant.

Les vestiges du château de Coubronne

 

Le château de Coubronne appartenait au fief du même nom. C‘était une seigneurie d’une assez grande envergure. Aujourd’hui, il reste très peu de traces de ce château : un pilastre et l’entrée présumée, ainsi que le nom de la rue qui a repris celui de la seigneurie.

Haut de page

 

 

 


Les communes