Wittes


Ce territoire de 282 hectares est situé sur la RN 43 à 3 km d’Aire, 13 km de Saint-Omer. Wittes est traversée par la Melde. La commune est frontalière avec les communes de Blaringhem au nord, Boësghem à l’est, Roquetoire à l’ouest et Aire sur la Lys au sud.

Wittes possède également un hameau, Cohem, qui était d’ailleurs autrefois une seigneurie influente. Quelques noms de rues ou de lieux-dits attirent l’attention par leur particularité. Citons par exemple « le trou à gravier », « la fosse à poux », « le Becque George » mais qui n’ont pas d’explication connue à ce jour.

L'histoire de la commune

Le nom de Wittes proviendrait selon le dictionnaire géographique de St-Omer d’un canton du littoral nommé Wydteke. C’est là-bas que commence la vallée de la Basse – Lys. Selon les siècles, son nom a été orthographié différemment : Witteque, Wictes, Wicquette.

Wittes était au Moyen Age une seigneurie rattachée foncièrement au château de Béthune puis d’Aire mais également au couvent de Ste Colombe de Blendecques. Elle devint en 1669 une vicomté dirigée par le vicomte Charles de Baillencourt. La commune de Cohem fut rattachée à la commune de Wittes sur ordonnance royale du 5 décembre 1821.

La paroisse de Cohem dont le saint patron était saint Jean-Baptiste possédait à la fois un prieuré et un château. Wittes possédait l’une des églises les plus anciennes de la région, l’édifice était couvert de tuiles, il fut reconstruit au XIXe siècle.

C’est d’ailleurs Cohem qui possédait une plus grande renommée, comme nous le prouve l’indication de son nom au détriment de celui de Wittes sur les différentes cartes de l’époque. Cette influence s’explique par le fait que le château était bâti sur les terres de Cohem et non pas de Wittes. Aujourd’hui, Wittes est devenue la commune principale.

En 1914, de nombreux habitants s’engagèrent au combat et beaucoup y laissèrent la vie. Pendant la seconde guerre mondiale, Wittes fut occupée par les Allemands qui choisirent la tour de l’église comme poste d’observation. La commune fut libérée le 5 septembre 1944 par une division polonaise mais quatre soldats furent tués et enterrés provisoirement dans le village. Dans les années 50, les pavés de la Route nationale furent remplacés par le bitume.

Depuis, la population n’a cessé de croître, elle compte aujourd’hui 706 habitants.

Le patrimoine naturel

L’étang de Cohem

Les habitants de Wittes et les pêcheurs ont la possibilité de venir se détendre autour de l’étang de Cohem.

Fêtes et traditions

la foire aux poulains

Wittes est particulièrement fière de cet événement qui a lieu le troisième dimanche de novembre depuis de très nombreuses années, il remonterait au milieu du XIXe siècle.

Il y avait à l’origine un élevage de poulains dans les champs autour de la commune. C’est pourquoi on créa un vaste marché ayant une grande renommée jusque dans les années 1930. On y vendait les « laitrons », c’est-à-dire les poulains nés dans l’année. La Foire aux poulains, c’est également l’occasion d’assister à un marché artisanal.

Les Monuments

L’église Saint Omer

Wittes possédait l’une des églises les plus anciennes de la région mais était en très mauvais état. Cet édifice était couvert de tuiles et ne possédait qu’un seul vaisseau (pas de bas-côté). Il possédait deux niveaux d’élévation, les grandes arcades et les fenêtres hautes. Une nouvelle église a été reconstruite au XIXe siècle selon la volonté du curé qui souhaitait adopter un style néogothique plus en vogue à cette époque-là.

Le prieuré Saint Jean-Baptiste à Cohem (rue de Cohem)

Ce prieuré a appartenu en réalité à l’abbaye de Molesme jusqu’en 1586 où il fut sécularisé et attribué aux Jésuites wallons de Saint-Omer par une bulle du pape Sixte Quint.

Le prieuré se composait d’une église au toit couvert de tuiles, une petite construction supposée être la maison du prieur et de bâtiments agricoles. L’ensemble était en pierre sauf la petite maison. De cet ensemble architectural ne subsistent que des pilastres du portail d’entrée, un corps de logis et quelques murs.

Le château de Cohem

Ce château était entouré de larges fossés alimentés par la Melde. L’ensemble des bâtiments qui composaient la seigneurie était en brique et couverts de tuiles.

Le corps du logis du château possédait quatre niveaux, ceinturé de trois tourelles cylindriques avec un toit en poivrière et d’une tourelle de guet polygonale plus haute que les autres. Le quatrième niveau certainement en encorbellement servait de chemin de ronde.

Ce corps de logis était relié à une tour ronde coiffée en poivrière par un autre bâtiment plus petit. A côté du logis se tenait une basse-cour fermée par un portail au toit à double pente et une tour ronde assez imposante coiffée en poivrière.

De tout cet ensemble ne subsistent que quelques vestiges.

Les maisons fortes

Ce terme désigne des fermes fortifiées. Il en existe trois sur la commune de Wittes. La plus importante est celle du Château Joly, située près du canal de Neuffossé.

La propriété était tenue par la famille Mouflin pour le compte du seigneur d’Humeroeuille. Pendant la Révolution, le fils Mouflin aida son maître à fuir et fut arrêté et guillotiné sur la place d’Arras. Lors de la vente des biens nationaux, la famille acheta la ferme. A son retour d’exil, le seigneur d’Humeroeuille leur laissa la propriété en signe de reconnaissance pour le sacrifice du fils Mouflin. Les deux autres maisons fortes se situent près de la petite Becque, au nord de Cohem. Elles appartiennent à deux familles.


Les ponts


 
        Le pont de la Becque                Le pont de la Melde         

L’ancienne ferme auberge

Au XIXe siècle, il existait un relais de diligences situé au bord de la route nationale RN 43. Cette ferme auberge qui accueillait les voyageurs fut aussi une distillerie dirigée par la famille Réant. Leur activité était particulièrement intense lors de la Foire aux poulains qui avait lieu au mois de novembre.

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