Aire sur la Lys

Cette commune d’une superficie de 3 226 hectares partage sa frontière avec Isbergues au sud, Mametz à l’ouest, Roquetoire et Wittes au nord et Boëseghem à l’est.

                       
Pas-de-Calais (62) - Nord - Pas de Calais Altitude 22 m. 10.011 habitants.    La Collégiale, la Chapelle St Jacques
                                                                                                                        et le Beffroi

Située à 250km de Paris, à 60km de Lille, capitale du Nord, d'Arras, sa préfecture, de la Cote d'Opale et à 10 km de l'autoroute A26, via l'échangeur de Thérouanne, Aire sur la Lys a su garder le charme des villes anciennes aux ruelles bordées de façades du 17e et 18e s, ponctuées çà et là de prestigieux édifices architecturaux, témoins d'un riche passé historique.

Jumelée avec Lendringsen (Allemagne), Sturry Fordwich (Grande Bretagne), et possède un pacte d'amitié avec Flint (Pays de Galles).

Aire-sur-la-Lys compte 14 hameaux, ce qui fait d’elle la commune la plus étendue du Nord Pas de Calais, avec une superficie de 14 Km2.

L'histoire de la commune

Le nom d’Aire a pour origine « area » qui est défini comme un espace dégagé par la main de l’homme dans une zone de marécages. Le mot « aire » désigne aussi le nid de l’aigle.

Née de la volonté politique du Comte de Flandres Baudouin II, soucieux de renforcer la cohésion de sa principauté, Aire s'apparente, par ses origines, à d'autres cités flamandes telles que Lens, Béthune, Lillers ou Douai. Le chateau comtal, élevé vers 900, associé à une église collégiale, exerce dès lors une protection et une attraction suffisantes pour que le bourg puisse se développer.

La ville connait un essor rapide : commerce et artisanat, favorisés par la présence de la Lys, sont les facteurs essentiels de son évolution. le marché, espace dévolu aux échanges, devient alors le centre de la cité. L'urbanisation s'effectue selon un quadrillage systématique suivant l'axe rue de Saint-Omer - Grand Place - rue d'Arras, toutes voies annexes ramenant à ce noyau.

Bientôt regroupés, les burgenses ou bourgeois, habitants du bourg, établissent des coutumes ordonnant les relations avec le seigneur et les rapports des habitants entre-eux (devoir de fraternité, d'assistance mutuelle...). Ces coutumes connues à Aire sous le nom de Charte de l'Amitié (Lex Amicitiae), reçoivent l'approbation comtale en 1188. Et lorsque se constitue un gouvernement laïc urbain détaché de l'autorité seigneuriale, de nouvelles constructions émergent : halles, hôtel de ville, beffroi. La ville se pare des symboles du nouveau pouvoir urbain.

Place forte du comté d'Artois de 1237 à 1384, puis possession bourguignonne à la mort de Louis de Mâle en 1384, Aire entre par un jeu de mariages et d'héritages sous l'autorité des Habsbourg. Le commerce, largement facilité par le transport des marchandises sur la Lys, est alors florissant. La joyeuse entrée de Charles Quint à Aire en 1549, ne nous est-elle pas relatée comme une fête d'un faste rare et inégalé?

Les guerres menées par Louis XIII et Louis XIV, soucieux du rattachement de l'Artois au royaume de France, trouvent leur terme avec le traité de Nimègue (1678) qui consacre le retour de Saint-Omer et Aire dans le giron français. La place d'Aire, maillon de la seconde ligne du pré carré de Vauban, voit ses défenses se renforcer : multiplication des ouvrages avancés, utilisation savante de l'eau, qui retenue par un système d'écluses et de vannes, devient un élément défensif de tout premier ordre. Ces aménagements n'empècheront toutefois pas la destruction et la prise de la ville en 1710 par les coalisés (anglais, allemands et hollandais).

Rétrocédée à la France par le traité d'Utrecht (1713), Aire amorce sa reconstruction dans le plus pur style classique, selon un réglement d'urbanisme précis. Le visage de la ville se modifie : le décor classique des maisons de la Grand Place s'harmonise à celui de l'hôtel de ville, nouvellement construit. Les maisons plus modestes, désormais alignées sur la rue, adoptent un dessin de façade régulier et symétrique à trame.

Le démantèlement des fortifications à la fin du XIXème siècle permet l'aménagement de boulevards le long desquels s'installent de nouvelles activités industrielles (brasserie, usine à gaz, fonderie, scierie...) L'ouverture de la ville sur l'extérieur est alors vécue comme la promesse d'une expansion porteuse d'avenir et de modernité. Elle restera pourtant à l'écart des grands bouleversements régionaux. Aujourd'hui au coeur d'une communauté de communes d'environ 15.000 habitants, Aire sur la Lys se rattache administrativement, culturellement et touristiquement à l'Audomarois

Le patrimoine naturel

Comme le nom de la commune l’indique, le patrimoine naturel d’Aire-sur-la-Lys est principalement tourné autour de l’eau.

    
              1- La Lys                         2- Le canal d'Aire              3- Le Marais de Lenglet      

1 - La ville est traversée par la Lys, une rivière longue de 214 km et qui se jette dans l’Escaut à Gand, et ses sept affluents : la Melde, la Lacque, la Lacquette, le Mardyck, l’Oduel, le Bruveau et la Lauwette.
          

2- Un canal à grand gabarit, le canal de Neuffossé, a été creusé en 1050 pour joindre la Lys à l’Aa. Il permet la circulation des péniches et autres bateaux de transport de marchandises. Il constitue donc un axe commercial important. Les bateaux de plaisance admirent le charme et la convivialité de la halte fluviale.

3- De nombreux marais, langues de terre bordée d'eau, s'étendent aux portes de la ville. Ces paysages verdoyants dessinés par les saules, frênes, aulnes et peupliers, abritent une faune caractéristique. Vanneaux huppés, chouettes chevêches, colverts, hérons cendrés, lapins et hérissons cohabitent dans ces espaces incertains où la terre se mèle à l'eau dans une hiérarchie mal assurée.

Fêtes et traditions

      
 1- Lydéric et Chrymilde     2- Andouilles et Mastelles       3- Procession ND Panetière    4- Fête de l'andouille  

1- Selon une chronique du XVIème siècle, Lydéric, nommé grand forestier de Flandre après son combat contre Phinaert, fut à l'origine de nombreuses fondations urbaines, dont celles de Lille, Aire et Bruges. Seul vestige du château qui aurait été érigé par ses soins sur un ilot de la Lacquette, le pont du Castel en perpétuerait ainsi le souvenir. La tradition rapporte en outre, que le grand forestier et sa femme Yonne, fille du roi Clothaire, furent ensevelis à Aire en 692, et leurs tombeaux visibles en la collégiale jusqu'au XVIème siècle. Fidèle à la tradition flamande, Aire possède un géant légendaire sous les traits de Lydéric.Il apparait lors de la fête de l'andouille, le 1er dimanche de septembre.

2- Fleuron de la gastronomie locale, l'andouille d'Aire est un produit prêt à consommer sans aucune préparation. Elle se coupe en rondelle d’un demi centimètre d’épaisseur. Elle s'apprécie cuite, crue ou fumée. Elle est fabriquée par les charcutiers de la ville et se déguste en apéritif, en hors d'oeuvre, ou en plat principal. Au XIXème siècle, Cyrille Faes mit au point la recette de la mastelle, gateau sec à base d'amande, de cassonade et de fleur d'oranger dont la façon n'est plus aujourd'hui perpétuée que par un seul pâtissier airois, au n°15 Grand Place.

3- En 1214, la ville assiégée et affamée reçut un convoi chargé de grain. Voyant une intervention divine, la population voua à la vierge Panetière, devenue protectrice de la cité, une vénération particulière. Au début du XVIème siècle, la confrérie du même nom fit exécuter une vierge de l'Assomption pour sa chapelle en la collégiale Saint-Pierre. Pulvérisée lors du bombardement de 1944, elle est patiemment restaurée puis placée à la croisée du transept. Aujourd'hui encore la dévotion à Notre-Dame Panetière est très vive et sa neuvaine constitue un temps de rencontre privilégié.

4- La fête de l'andouille a lieu le premier dimanche de septembre et met à l’honneur l’une des spécialités d’Aire sur la Lys, l’andouille. Les habitants assistent au lancer d’andouilles du haut de la bretèche du bailliage par le maire d’Aire-sur-la-Lys. Des dégustations sont bien entendu possibles dans la Halle au Beurre sur la Grand Place, le tout dans une ambiance festive avec cortège, courses pédestres, et spectacle de variétés.

Les Monuments

L'hotel de ville


Classé Monument Historique en 1947

Après le siège de 1710 et le retour de la ville au Royaume de France en 1713, Louis XIV donna son accord pour reconstruire un nouvel Hôtel de Ville à la place des anciennes halles échevinales. Les travaux sont confiés à Pierre Descamps d'après les plans de l’architecte arrageois Héroguel et ils commencent en 1716 pour s'achever en 1721. Ils furent financés par un impôt sur le tabac et la bière.

De style classique, la façade présente une certaine symétrie. Elle est rythmée par une série de pilastres en alternance avec des fenêtres. Les ouvertures sont d’ailleurs plus larges au centre et la fenêtre du milieu est dotée d’un balcon de proclamation. Deux portes centrales mènent, d’une part, sous la galerie des Hallettes et, d’autre part, sur un grand escalier monumental. L’ensemble est surmonté d’un fronton encadré des statues de la force et de la justice, sur lequel les armes de la ville sont illustrées.

A l’intérieur de l’Hôtel de Ville, on peut découvrir : la bibliothèque municipale, les Hallettes, la salle de l’ Amitié. Et la salle des mariages avec notamment un tableau représentant les troupes espagnoles devant Aire en 1641.

Le Beffroi

  
Classé Monument Historique en 1947
et classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 2005

Dès le XIIIe siècle, Aire est dotée d’un beffroi, symbole de la liberté du pouvoir civil. Mais étant en bois, il devra être reconstruit à maintes reprises. Le beffroi actuel, construit entre 1717 et 1724 par Héroguel, est situé derrière l’hôtel de ville. Les échevins décident de le décaler légèrement par rapport à l’Hôtel de Ville pour le mettre dans l’ axe de la galerie des Hallettes, ce qui lui vaut d’être légèrement désaxé par rapport à l’édifice dans son ensemble. Les matériaux choisis sont le grès pour le premier niveau et la pierre blanche pour les étages supérieurs, ces derniers ayant brûlé en 1914. Du haut de ses 45 mètres, un carillon à quatre cadrans, disposé en 1724, sonne un air différent tous les quarts d’heure. Le Beffroi a subi deux incendies en 1862 à cause de la foudre et en 1914.

Depuis le 15 juillet 2005, le Beffroi est classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco avec 23 autres beffrois du nord de la France, ce qui leur permet d’être connu et reconnu dans le monde entier. 730 biens sont classés patrimoine mondial dans le monde dont 27 en France.

Depuis le mois d’avril et jusque fin septembre, des visites sont organisés tous les samedis à 15h. des visites supplémentaires auront également lieu du 1er juillet au 15 aoüt les mardis et jeudis à 15h. Le tarif de la visite étant de 2 euros pour les adultes, de 1 euros pour les scolaires et les étudiants. Les réservations se font à l'office de tourisme.

Le Bailliage

 
Classé Monument Historique en 1886

L’édifice a été construit en 1600 par l’architecte airois, Pierre Framery, grâce à un impôt sur le vin et la bière. D’abord établi pour servir de corps de garde à la milice bourgeoise, on l’appelle également « Bailliage » parce qu’il a abrité le siège du tribunal du grand Bailli d’Aire de 1634 à 1789. Le bailliage a la forme d’un quadrilatère irrégulier faisant 125 m².

Le bailliage est de structure médiévale. Mais on observe également un décor renaissant grâce à l’attique, frise sculptée parcourant le sommet de l’édifice, qui présente : les quatre vertus cardinales, les trois vertus théologales et les quatre éléments. Sur la frise figurent également les insignes de la maison de Bourgogne, les attributs de la Toison d’Or ou encore des briquets disposés en croix de saint André. Côté Grand Place et rue du Bourg, huit colonnes monolithes, taillées dans un seul bloc de pierre supportent les arcades en anse de panier. Côté Grand’ Place, on observe un petit balcon appelé «bretèche».

L’intérieur est composé d’une cave voûtée, d’un premier étage pavé de briques où se situe une belle cheminée surmontée des armes d’Artois et enfin, un escalier de bois dont la rampe est d’origine mène au second étage charpenté qui abrite également une cheminée décorée de carreaux de faïence de fabrication airoise du XVIII° siècle.

La Collégiale St Pierre


Classée Monument Historique en 1862

La collégiale Saint Pierre est l'un des monuments les plus importants de style flamboyant et de la Renaissance dans les Pays-Bas méridionnaux. L’église actuelle remplace un édifice roman consacré en 1166 par l’évêque de Thérouanne, Milon Ier, mais il tomba en ruines à la fin du XVe siècle, faute d’entretien suffisant. Seules quelques pierres furent réutilisées et les bases des piliers de l’abside sont toujours visibles sous les dalles de verre dans le chœur.

Au XIème siècle, Baudouin V, comte de Flandre, fonda à Aire un chapitre de 14 chanoines et une première église romane fut construite. Elle sera consacré par Millon, évêque de Thérouanne en 1166. C'est en 1492 que les chanoines firent édifier la collégiale actuelle sur l'emplacement de l'ancienne église désormais trop petite et trop vétuste. La nouvelle collégiale fut donc construite entre 1492 et 1569 sous la direction des architectes Jehan d’aire et Jehan de Brimeu. Les matériaux utilisés sont la pierre, le grès et la brique.

L’église fut pendant trois siècles occupée par les chanoines du chapitre de saint Pierre (fondé en 1059 par le comte de Flandres Baudouin V) avant de devenir une église paroissiale en 1802. Mais les sièges que subit la ville d'Aire en 1641, 1676, et 1710 endommagèrent la collégiale. Celui de 1710 fut particulièrement dévastateur. Les canons du Prince Eugène de Savoie et du Duc de Marlborough bombadèrent l'église et les vôutes de la nef s'effondrèrent. La tour fragilisée par les tirs d'artillerie s'écroula en 1711.

Les travaux de reconstruction et de restauration entrainèrent des modifications stylistiques et architecturales. Les fenêtres hautes du deuxième étage de la nef sont tout à fait dans le style "jésuite" du XVIIIème siècle alors que celles du premier étage sont ogivales. Le dessin des travées a donc été modifié dans la partie supérieure. Il faut remarquer l'élégance et la finesse des sculptures des faux triforium.

Dans la nuit du 8 août 1944, la collégiale fut bombardée, le choeur totalement détruit ainsi que tout le mobilier des chapelles rayonnantes. Pendant la reconstruction, la chapelle Saint Jacques fit office d'église paroissiale.

  
1.Le choeur                  2.Le buffet d'orgue             3.Les bas cotés

A découvrir :

- Le buffet d'orgue de 1633 provenant de l'abbaye de Clairmarais
- La statue de Notre Dame Panetière de 1510, (protectrice de la cité), à la croisée du transept.
- La statue d'une vierge à l'enfant de facture flamande dans la chapelle du Saint Sacrement.
- La chaire et le jubé de style "troubadour" ou néo-gothique ainsi que les peintures murales de la nef, de l'époque de Monseigneur Scott, curé de la collégiale au XIXème siècle.
- La fresque de Saint Jacques datée de 1594 dans le sacristie. qui relate l'histoire de la relique et les miracles du saint.

La Chapelle St Jacques

  
Classée Monument Historique en 1942

La chapelle Saint-Jacques est l’un des monuments les plus caractéristiques du style baroque des Pays-Bas Méridionaux. Elle est construite dès 1682 par un architecte de la Province flandro-belge, le frère Jean Beegrand. Elle fut construite grâce entre autres aux financements de Marie et de Thérèse de Caverel et de François de Montmorecy, vicomte d’Aire. Les matériaux utilisés pour la construction sont le grès pour le soubassement, la brique au niveau supérieur et la pierre blanche en façade. Achevée en 1688, la chapelle fut dédiée à saint Jacques le Mineur et à saint Ignace de Loyola.

Cette chapelle appartient à l’ancien Collège des Jésuites qui fut en activité entre 1615 et 1762. Elle a connu de nombreuses affectations après le départ des Jésuites : magasin d’artillerie, magasin à fourrage mais a finalement échappé à une destruction certaine sous l’influence des habitants regroupés en comité de sauvegarde en 1975.

La façade, haute de trente-trois mètres, s’élève sur trois niveaux. Au second étage, on aperçoit deux cartouches sur lesquels on lit « Anno 1688 » et « Réparée en 1837 » et deux écussons aux armes de la famille de Caverel. Enfin, le troisième niveau offre un fronton triangulaire relié aux parties inférieures par des consoles renversées.

A découvrir :

- la Gloire de l’architecte Magnard, œuvre de 1858 en bois polychrome qui orne l’abside.
- Quatorze panneaux en bois sculptés et dorés du XVIII° appelés trophées.
- l’autel, les stalles, les lustres et la chaire installés en 1853.
- les vitraux contemporains de M. Mauret.
- Les
statues de Saint-Jacques le Majeur, Saint Ignace de Loyola, Saint-Jean, et Saint-Pierre.

L'eglise de St Quentin


Remaniée et agrandie au XVIème siècle, l'église du hameau de Saint Quentin les Aire reçoit l'empreinte des conceptions flamboyantes : le bâtiment se couvre d'une voûte en étoile, le dessin des ouvertures devient plus complexe. Sous la corniche extérieure, se déploient des motifs sculptés d'inspiration païenne mêlés à d'autres, pittoresques et souvent croustillants, tirés de fables ou de contes populaires.

La Chapelle Beaudelle


Classé à l'inventaire des monuments historiques en 2002

La chapelle Beaudelle, située place du Rivage, appartenant à ville d'Aire sur la Lys, date de 1869. Elle est caractéristique des constructions de cette époque de style néogothique, fortement influencée par les travaux de l'architecte Viollet le duc. Le batiment fait l'objet d'une mesure de fermeture, l'intérieur présentant de graves dangers. l'administration de l'Hôpital a entrepris la mise en sécurité extérieure vis à vis des riverains en avril 1998.

Jean Baptiste Beaudelle était le propriétaire du couvent des Conceptionnistes, célibataire et marchand de tourbe. Il décède à Wandonne en 1858.

Les Monuments de Commémoration

  
        Place Jehan d'Aire             Place du souvenir français


Les Monuments Militaires

    
      Le Bastion Vauban                    Le Bunker         

    
            L'ancien Arsenal                 Les anciennes casernes            La Porte de Beaulieu          

  
   Le Fort Gassion           La porte d'Arras

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